Territoires et entreprises réconciliés par la biodiversité : comment transformer les actions locales en valeur mesurable
La biodiversité s’impose aujourd’hui comme un nouveau langage commun entre territoires et entreprises.
Face à l’urgence climatique, à l’érosion du vivant et à la montée en puissance des cadres réglementaires (CSRD, TNFD, SNB), elle n’est plus un simple sujet environnemental : elle devient un actif stratégique, porteur de sens, de résilience et de valeur économique.
Sur le terrain, les initiatives se multiplient : ruches, éco-pâturage, reforestation, renaturation, continuités écologiques.
Pourtant, malgré leur impact positif, ces actions restent peu visibles, rarement comparables et difficilement valorisables à grande échelle.
Actions biodiversité locales : un foisonnement encore mal structuré
Partout en France et en Europe, collectivités et entreprises mettent en œuvre des actions concrètes en faveur du vivant :
Installation de ruches et d’habitats pollinisateurs
Plantation de haies, bosquets et forêts urbaines
Éco-pâturage pour l’entretien extensif des espaces
Désimperméabilisation et renaturation des sols
Protection de zones humides et trames écologiques
Ces initiatives génèrent des services écosystémiques mesurables : régulation climatique, stockage de carbone, amélioration des sols, résilience hydrique, bien-être humain.
Pourtant, dans la majorité des cas, les données associées à ces actions restent fragmentées, portées par des acteurs multiples, sans agrégation ni lecture globale.
👉 Résultat : une valeur environnementale sous-estimée, difficile à intégrer dans les stratégies territoriales ou d’entreprise.
Mesurer la biodiversité : un enjeu scientifique reconnu
Contrairement au carbone, la biodiversité ne se résume pas à une unité unique.
Les travaux récents convergent vers une approche multi-indicateurs, combinant :
abondance des espèces (MSA – Mean Species Abundance),
intégrité des écosystèmes,
pression sur les habitats,
potentiel de restauration.
Des méthodologies comme le Global Biodiversity Score, le STAR metric ou les premiers Biodiversity Impact Credits visent à rendre les impacts comparables et exploitables par les décideurs.
Cette évolution répond à un besoin clairement identifié : objectiver les impacts positifs, pas seulement réduire les impacts négatifs.
Un cadre politique et économique de plus en plus structurant
Biodiversité et politiques publiques
La Stratégie nationale biodiversité 2030 fixe des objectifs ambitieux de restauration des milieux et de mobilisation des acteurs économiques.
À l’échelle internationale, le cadre mondial de Kunming-Montréal adopté à la COP15 engage États et entreprises vers des trajectoires nature-positive.
Biodiversité et économie
Selon l’IPBES, la dégradation de la biodiversité pourrait représenter jusqu’à 25 000 milliards de dollars de pertes économiques annuelles à l’échelle mondiale.
À l’inverse, les investissements dans la nature sont identifiés comme des leviers de résilience économique et territoriale (Banque mondiale, 2024).
Territoires et entreprises : la biodiversité comme terrain de réconciliation
La biodiversité possède une force unique : elle réconcilie des intérêts historiquement opposés.
Les territoires y voient un levier de résilience, d’attractivité et de qualité de vie
Les entreprises y trouvent un outil de création de valeur durable, d’acceptabilité locale et d’anticipation réglementaire
Les citoyens bénéficient d’un environnement plus sain et plus vivant
Mais ce dialogue ne peut fonctionner durablement sans preuve mesurable.
De la biodiversité à la séquestration carbone : une continuité logique
Les écosystèmes naturels jouent un rôle clé dans le cycle du carbone.
Sols vivants, forêts, prairies, zones humides et infrastructures écologiques contribuent directement à la séquestration carbone et à l’adaptation climatique.
Relier biodiversité et carbone permet :
de quantifier des impacts positifs souvent invisibles,
d’aligner biodiversité, climat et stratégie bas-carbone,
de sortir d’une logique purement déclarative.
C’est précisément à ce niveau que les outils numériques deviennent déterminants.
ThinkCities : rendre la biodiversité mesurable et actionnable
La solution ThinkCities, développée par UrbanThinkPlatform, s’appuie sur un jumeau numérique environnemental pour transformer des actions biodiversité dispersées en indicateurs stratégiques exploitables.
La solution ThinkCities permet notamment de :
Centraliser toutes les actions biodiversité d’un territoire ou d’une entreprise
Les cartographier spatialement (sols, usages, habitats, climat)
Quantifier les services écosystémiques, dont le potentiel de séquestration carbone
Suivre l’évolution dans le temps et mesurer l’impact réel des décisions
Faciliter le dialogue entre acteurs publics et privés autour d’indicateurs partagés
Grâce à cette approche, des initiatives locales comme l’éco-pâturage, les ruches ou la renaturation cessent d’être des actions isolées pour devenir des leviers pilotables de stratégie environnementale.



Mesurer pour créer de la valeur durable
La biodiversité n’est plus un supplément d’âme.
Elle devient un outil structurant de transformation, à condition d’être mesurée avec rigueur.
Les actions existent.
Les cadres réglementaires se renforcent.
Les attentes sociétales sont claires.
👉 Ce qu’il manque encore, ce sont des outils capables de relier terrain, données et décision.
C’est précisément ce que permet une approche comme celle d’UrbanThink Platform : rendre visible l’impact du vivant pour mieux agir.







